Posts Tagged 'Detroit Red Wings'

Le mot d’ordre : constance

Prenons le classement d’aujourd’hui. Dans l’Est, cinq points séparent la deuxième de la neuvième position. De l’autre côté du continent, six points se trouvent entre le deuxième et le onzième. En fait, seuls les meneurs de division (Ottawa et Detroit qui possèdent respectivement 6 et 11 points d’avance sur leur plus proches rivaux) sont à l’abri.

Cette saison est comme les deux dernières ; la parité règne.  Pour le spectateur, c’est un avantage qui fait que ça reste excitant jusqu’à la fin. De plus, les formations disputent âprement chaque rencontre et cela rajoute de l’interêt soir après soir. Pour les joueurs eux-mêmes, c’est aussi très bien ; ils se disent qu’en se forçant et en gagnant quelques matchs de suite, ils monteront vite au classement. Pour les propriétaires, c’est aussi une bonne chose car chaque équipe ou presque peut espérer faire les séries.

Pour espérer aux rangs élevés dans leur association, les équipes doivent donc faire preuve de constance et éviter les périodes creuses. Les Senateurs ont très bien fait celà à date, à part pour un passage à vide en fin novembre. Les Wings, eux, trouvent presque toujours le moyen de l’emporter. En évitant les séries de défaites, ces deux formations resteront en haut du classement.

C’est peut-être ce qui manque au CH, la constance. On les a vu très forts, puis très faibles ; cette semaine sera déterminante pour leur classement. Mais je crois que c’est ce qui fait que le Tricolore ne peut pas aspirer aux premiers rangs de l’Est et qui les destine à faire les séries sur la peau des fesses. Ça fait trois ou quatre saisons qu’on voit ça : début de saison explosif, période creuse qui les projette vers les bas fonds et un retour en force en fin d’année. Ce même patron a amené à des résultats différents et presque aléatoires. C’est une preuve que le Canadien est une équipe faible entre les deux oreilleset qui n’est pas capable d’offrir de l’originalité à ses adversaires qui sont bien vite capables de contrer leurs stratégies.

Et c’est certainement pas comme ça qu’on s’en va vers une équipe glorieuse…

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La fin des joueurs de la LNH aux Olympiques ?

L’admission des joueurs professionnels de la LNH aux Jeux olympiques d’hiver est une décision qui n’a jamais vraiment fait l’unanimité. Évidemment, certains joueurs se trouvent choyés de représenter leur pays et pensent qu’il s’agit d’une expérience unique. D’un autre côté, avec le calendrier de fous d’aujourd’hui, d’autres préfèrent se concentrer sur leur équipe et se préparer pour le dernier droit de la saison.

L’addition des joueurs professionnels aux J.O. a bien sûr ajouté de l’interêt des fanatiques pour cette compétition. Il est rare qu’on peut admirer du hockey où s’affrontent les meilleurs joueurs au monde et où les infractions sont très rares et les bagarres inexistantes. Les émotions sont parfois plus fortes que lors d’une finale de la Coupe Stanley, et cela ne touche pas les partisants d’une ville mais rejoignent plutôt ceux d’un pays au complet. La fierté de la victoire en est d’autant plus grande.

Malgré tout, avec le calendrier surchargé et ce « mauvais timing » des Jeux olympiques qui arrivent quelques semaines seulement avant la fin de la saison, c’est parfois difficile de tout concilier. En 2010, à Vancouver, tout cela sera acceptable pour les joueurs qui n’auront qu’à se déplacer à l’intérieur même du continent américain. Mais en Sotchi, où auront lieu les Olympiques quatre ans plus tard, le décalage horaire et les longs trajets d’avion affecteront beaucoup les vedettes et cela coûtera cher aux équipes qui envoient plusieurs représentants, comme les Senateurs ou les Red Wings. Un désavantage non-négligeable.

Il y a aussi la possibilité de blessures, comme ce qui est arrivé à Dominik Hasek à Turin il y a deux ans. Les joueurs jouent souvent ce qui augmente bien entendu le risque de blessures.

Pas de doute donc que les joueurs professionnels seront à Vancouver dans deux hivers, mais Gary Bettman et le comité de la LNH devront prendre de grosses décisions en ce qui concerne les J.O. suivants.

Il faut laisser la chance à Halak

Ce sera Carey Price qui devra affronter les Red Wings ce soir au Centre Bell. Ma prédiction ? Une autre débacle montréalaise, contre cette équipe qui occupe le premier rang de l’Ouest.

Avec des chances de victoires aussi minces, et des joueurs qui semblent se fouttrent de l’équipe ces temps-ci, je pense sincèrement que Guy Carbonneau aurait dû y aller avec Jaroslav Halak ce soir devant le filet.

Tout d’abord, pour réveiller les deux partants qui connaissent leurs difficultés eux aussi en ce moment. Leur ajouter un peu de pression ne ferait probablement aucun mal. De plus, Halak est un gardien compétent qui nous offrirait selon moi presque autant de chances de gagner que « Jésus » Price.

Aussi ça montrerait aux autres que joueurs que « hey, les gars, votre place n’est pas acquise, et y’a à Hamilton des gars très compétents qui peuvent prendre votre place ».

Et je crois que de ce côté, Carbo a eu tout faux ; car je l’ai entendu dire hier que remonter des joueurs des ligues mineures, c’était comme changer quatre trente sous pour une piasse. Totalement faux ! Les jeunes sont plus motivés (on n’a qu’à regarder ce que Andrei Kostistyn ou Maxim Lapierre ont fait l’an dernier) et en plus, ça oblige les vétérans à se forcer un peu plus. Là, avec ce commentaire, Carbonneau vient presque d’assurer des places sur l’alignement à ses vétérans qui se trouvent donc dans une zone de confort qu’ils ne méritent pas.

Il n’y a donc pas que les joueurs à blâmer ; les erreurs du coach sont aussi présentes…

Les Hawks en puissance

Les Blackhawks constitue jusqu’à présent une des bonnes surprises de la Ligue Nationale. Menés à l’attaque par deux recrues incroyables, Patrick Kane et Jonathan Toews, et possédant une défensive avec de la profondeur et du potentiel, ils se sont classés dans les huit premiers de l’Ouest et ce, malgré l’absence de leur meilleur joueur Martin Havlat.

En effet, Havlat a (encore) manqué une bonne partie du début de la saison ; en fait, il a disputé mercredi son deuxième match de la saison seulement. Il n’a malgré tout pas attendu longtemps pour faire sentir sa présence et il a aidé les Hawks à remporter des victoires de 6-1 et 5-1.

Après un quart de saison, Chicago maintient un dossier de 14-9-2 qui lui vaut 30 points et le quatrième rang de la conférence Ouest. Avec un alignement presque complet (seuls René Bourque et Kevyn Adams manquent à l’appel), les hommes de Denis Savard vont enfin pouvoir viser un objectif encore plus haut : rattraper les Red Wings de Detroit et s’emparer du même coup de la tête de la division Pacifique.

Est-ce réaliste ? Avec tout le potentiel qu’a cette formation, il est permis de rêver… Le point d’interrogation pourrait venir de devant le filet, où Nikolai Khabibulin connaît un bon début, mais pas un début digne d’un joueur gagnant 6 750 000 $ par saison.

Blackhawks de Chicago – En bref

Fiche : 14-9-2 = 30 points
Classement ligue : 6e
Classement conférence : 4e
Classement division : 2e
Dix derniers matchs : 6-2-2

Meilleur buteur : Patrick Sharp (12)
Meilleur passeur : Patrick Kane (20)
Meilleur pointeur : Patrick Kane (27)
Meneur +/- : Robert Lang (+11)

Le début de la fin

Faisons un petit bilan de la semaine du Canadien. En quatre matchs, les hommes de Carbo n’ont remporté qu’un seul match, et cette fiche commence à me faire peur.

Contre les Senateurs, statistiquement, ce n’est pas si pire. Le Tricolore a perdu 4-2 et a dominé au chapitre des tirs avec 38 sur Martin Gerber. Mais on final, les Sens ont battu le Canadien grâce à ses joueurs vedettes, sur lesquels les défenseurs n’exercaient tout simplement pas une pression adéquate. La seule réjouissance de la semaine est arrivée mercredi contre les Islanders dans un gain de 4-1, et même là, c’est Huet qui a dû sauver la mise en 3e période alors qu’il a affronté 20 tirs en 20 minutes. Finalement, la fin de semaine a été désastreuse avec deux défaites en 24 heures contre les Sabres de Buffalo.

Comment expliquer cela ?

Tout d’abord, le premier trio qui est si inconstant que Carbonneau doit en avoir des maux de tête à longueur de journée. Un jour, Ryder est capable de faire quelque chose avec la rondelle, Higgins est spectaculaire et Koivu trouve ses coéquipiers sur la glace. Le lendemain, c’est le contraire.

Défensivement, les gardiens sont de plus en plus laissés à eux-mêmes, et le nombre de tirs accordés est en hausse.

Et finalement, les unités spéciales n’ont obtenu que trois buts en 21 occasions pour une moyenne de 14%. Pourtant la réussite du CH passe par l’avantage numérique.

Il ne faudrait pas retomber aussi bas que l’année dernière. Il est temps de se ressaisir tout de suite dans le vestiaire du Canadien et les joueurs doivent prouver que leur début de saison n’était pas une chimère. Lire la suite ‘Le début de la fin’

Premier quart de saison dans la LNH

Eh oui ! Ça va tellement vite. Mais comme on dit, plus on aime ça, plus ça va vite, n’est-ce-pas ? Je parle évidemment de la saison de la LNH qui en est déjà rendue au quart et qui nous a déjà offert sa part de surprises et de moments forts. On peut enfin commencer à tirer des conclusions plausibles.

Tout d’abord, regardons chez nous, à Montréal. Le Tricolore a connu un début pour le moins surprenant et a contredit les prédictions de beaucoup d’experts. Mais est-ce-que ce sera un feu de paille ? Mon opinion est que le Canadien ne se fera pas avoir deux ans consécutifs de la même manière ; une baisse de régime est à prévoir, mais j’ai espoir que notre équipe terminera entre la 5e et la 7e position de l’Est. Alex Kovalev atteindra probablement le plateau des trente buts, si ce n’est pas des quarante, et celui des 70 points. Jusqu’à maintenant, il répond bien suite à sa saison décevante de l’an dernier.

Les Senateurs et les Red Wings forment certainement les deux formations les plus complètes de la LNH. Avec respectivement cinq et sept défaites, ils mènent leurs conférences. Les Hawks de Chicago, les Blue Jackets de Columbus et les Islanders de New York sont probablement les équipes les plus surprenantes. Les Blackhawks comptent sur une fillière de jeunes assez impressionante, et n’eût été de l’absence (encore) de Martin Havlat pour cause de blessure, peut-être pourraient-ils rivaliser avec les Wings pour le premier rang de l’Ouest. Les Blue Jackets, eux, se résument en un nom : Pascal Leclaire, ce premier choix au repêchage qui vient d’éclore. Finalement, à Long Island, ce sont les acquisitions et les mouvements de personnel de Garth Snow qui apportent une nouvelle vie au Nassau Colisseum.

Si certains surprennent, d’autres déçoivent ; c’est le cas des Capitals, qui occupent le dernier rang de la LNH alors qu’on croyait voir le lumière au bout du tunnel là-bas. Les prouesses d’Alexander Ovechkin ne parviendront pas à amener cette équipe en séries. Les Penguins connaissent eux aussi des difficultés. Sidney Crosby est toujours aussi dominant, mais il ne peut tout faire seul, et les débuts de saison décevants de Jordan Staal et Marc-André Fleury n’aide pas la cause des Pens. Dans l’Ouest, on ne fait pas face à beaucoup de déceptions, à part peut-être les Oilers qui sont toujours aussi pathétiques et qui se trouvent tout en bas du classement.

Visitez RdH demain, pour la suite de cette chronique qui concernera les performances individuelles et les accomplissements de certains joueurs.

Les Devils en enfer

Contrairement aux Red Wings, qui sont dans les meilleures formations de la LNH depuis plusieurs années, les Devils, qui ont eux aussi dominé le début des années 2000, sont présentement en chute libre.

En effet, le temps où la défensive, menée par les Scott Stevens, Scott Niedermayer et Brian Rafalski, ainsi que le gardien Martin Brodeur stoppaient les offensives adverses soir après soir est loin. Les trois défenseurs cités sont maintenant ailleurs qu’au New Jersey, et le gardien étoile a besoin d’aide ; il a beau être un des grands de l’histoire, il ne peut pas faire tout seul. En effet, pour une rare fois, les Devils se retrouvent dans la deuxième moitié du classement en ce qui a trait aux buts accordés par match. Pourtant, on les retrouvait souvent dans les cinq premiers de la Ligue Nationale à ce chapitre. Le d-g Lou Lamoriello a un sérieux problème en défensive ; Paul Martin est certes un bon défenseur, mais il n’est pas prêt à être un numéro un dans la LNH, tout comme Karel Rachunek et Vitaly Vishnevski ne sont pas de la trempe de défenseurs no.2.

Offensivement, ça va aussi très mal, alors que les Devils sont 26e pour les buts marqués par match. Le duo Brian Gionta – Patrik Elias a perdu un gros morceau en Scott Gomez bien que celui-ci ne performe pas trop avec les Rangers. En effet, Gionta et Elias n’ont que sept petits points chacun et ont des fiches respectives de -4 et -7. Les autres attaquants « dominants » sont Zach Parisé (une jeune star en devenir qui est en train de gaspiller son talent dans une équipe défensive et ennuyante), John Madden et Dainius Zubrus. Ce n’est pas avec cette offensive qu’on se rend loin.

Donc, les Devils ont perdu défensivement mais n’ont rien acquis offensivement. Et comme un moins un font zéro… eh bien, vous connaissez la suite.



Le hockey, c’est ma religion. J’en mange. Je lis les journaux, écoute la télé, vais sur des forums… Ici, ce blog, c’est MA place. Pour dire ce que je pense de ce monde du hockey qui, bien qu’exceptionnel, n’est pas parfait, et peut nous donner des raisons de sacrer…


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