Le hockey en 2009, de J à Q


Mais qui peut bien se cacher derrière la lettre L ?

La suite.

J comme John Tavares. Dominant dans la OHL, impressionnant au Championnat mondial junior 2009… tout a été dit sur John Tavares avant même qu’il ne soit repêché dans la LNH. Lorsque les Islanders ont mis la main dessus, on a parlé d’un sauveur pour cette équipe en reconstruction. Par contre, aujourd’hui, un constat persiste : bien que les Isles soient améliorés cette année, il faudra plus qu’un bon jeune pour redresser la situation. L’attaque n’est pas mauvaise et repose sur de bons éléments, mais en défense et devant le filet (en passant, où est passé Rick DiPietro ?), ça fait dûr.

K comme KHL. J’ai vu une statistique intéressante récemment : en 1999, il y avait 66 joueurs russes dans la Ligue Nationale de Hockey. Aujourd’hui, il en reste 29. La cause de tout ceci ? Évidemment, c’est la KHL (Kontinental Hockey League), la nouvelle ligue russe de hockey menée par des multi-milliardaires, des géants de l’industrie pétrolière. Ces bonzes aux poches pleines font des pieds et des dollars pour garder leurs jeunes joueurs chez eux et pour rappatrier leurs plus vieux. Un joueur de 2e-3e trio peut espérer avoir un meilleur salaire en Russie qu’ici, alors plusieurs décident de retourner à la maison ; on a qu’à regarder ce qui est arrivé avec Alexander Perezhogin et Alexei Emelin, deux anciens du Tricolore qui jouent maintenant en Europe. Heureusement, les meilleurs, les Kovalchuk, Malkin, Gonchar et autres Ovechkin resteront. Mais à long terme, la LNH pourrait perdre une source de joueurs de grand talent.

L comme Latendresse. Je triche un peu ici. C’est vrai qu’on en a pas tant parlé au cours de l’année. C’est vrai qu’il a connu des moments pas très roses sans être très noirs non plus et qu’il n’a pas pris tant de place. Mais Guillaume Latendresse, notre dernier petit Québécois déporté, mérite sa place dans l’alphabet du hockey. J’ai toujours cru que c’était un joueur fait pour Montréal : premièrement, il vient du Québec et parle français ; deuxièmement, il était travaillant et avait le caractère requis pour un joueur de hockey ; finalement, il avait des éléments, comme la robustesse, qui manquent chez le Canadien. Malheureusement, on a gaspillé son talent et son potentiel.

M comme Martin Brodeur. Le gars qui avait tout les records a trouvé le moyen d’en battre un autre cette année. Il a ajouté le nombre de blanchissages le plus élevé en carrière (il en a 105 en ce moment) aux marques qu’il avait établies pour le plus de victoires en carrière (583), le plus de victoires en une saison (48) et le plus de minutes totales jouées (61 262!). En 2008-09, il n’a pas atteint le plateau des trente victoires pour la première fois depuis 1996… car il a été blessé pendant quatre mois. Il n’a joué que 31 matchs cette saison-là et a quand même eu 19 gains. À ce rythme, en 2009-2010, c’est-à-dire cette saison-ci, il gardera le filet lors de 78 parties, et il battera son propre record avec 53 victoires… ne parlons pas trop vite, évidemment, mais Brodeur a la capacité de le faire. Il est le joueur rêvé : travaillant, talentueux, leader et bon compagnon d’équipe, et, surtout, très constant. Je m’incline devant lui.

N comme Nordiques. Régis Labeaume, le symphatique maire de Montréal qui succède à feu madame Boucher, fait revivre plus intensément que jamais le projet d’un retour de la LNH à Québec. Son enthousiasme est contagieux, et lorsqu’on le voit en entrevue crier « Go Nordiques » ou chanter « nananana, heyheyhey, goodbye » à Jean-René Dufort avec son t-shirt des Nordiques, on a vraiment le goût qu’il réussisse. Par contre, y arrivera t-il ? Son projet d’amphithéâtre ultra-moderne est très ambitieux, et Gary Bettman ne semble pas aussi enclin que ça à déménager une de ses équipes au Canada. Dossier (très captivant) à suivre.

O comme Olympiques. Oui, bien sûr, les Olympiques, ils sont en 2010. Cela n’empêche pas qu’en 2009, on en a parlé abondamment. Que ce soit de la part des joueurs, des entraîneurs ou des analystes, les spéculations sont allés bon train, et les prédictions quant aux formations et aux meilleures équipes ont été entendues un peu partout. On en a parlé de manière exponentielle à mesure que l’année avançait, et l’annonce des alignements partants à la fin décembre a été le paroxysme de cette excitation. Maintenant, rangeons les papiers et crayons ; c’est sûr la glace que ça va se jouer, et pas plus tard que dans six semaines. (note en passant, Patrice Bergeron est blessé pour 4 à 6 semaines, sa présence aux Jeux est incertaine… une porte qui s’ouvre pour Lecavalier ou St.Louis ?!?) Notez que j’aurais tout aussi bien pu vous parler d’Alexander Ovechkin, qui a connu une autre extraordinaire année, pour faire changement.

P comme Penguins de Pittsburgh. L’équipe de l’année en 2009 dans le hockey. Après un début de saison plus ou moins bon, ils se sont resassis en début 2009 et ont terminé l’année en force au quatrième rang de la Conférence Est. Puis, en séries, ils ont tout détruit sur leur passage. Tout d’abord, leur quart de finale contre les Capitals est considéré comme l’une des meilleures séries depuis un bon bout de temps ; Ovechkin et Crosby s’y sont livrés une belle bataille. Puis, en finale, ils ont mis fin à la domination des Red Wings en remportant le 7e match (à Detroit en plus) grâce à un héros inattendu : Maxime Talbot. Il avait alors marqué deux buts dans ce match des plus épiques. Cette saison, ils connaissent encore un bon début et sont parmi les favoris pour remporter la Coupe. Ils pourraient alors devenir les premiers en 13 ans à gagner la fameuse Coupe de lord Stanley deux fois de suite.

Q comme Quartier (patinoires de). J’en ai parlé il y a quelques jours dans ma chronique « Lettre à Gérald« . Ce n’est pas un sujet médiatisé, mais pour moi, c’est tout aussi important (et même, sûrement, plus) que de savoir qui sera échangé dans la LNH ou qui gagnera la médaille d’or. Mon hiver 2009 a été partiellement gâché par la médiocrité de la Ville de Montréal dans le domaine des patinoires extérieures. Et leur excuse du déneigement qui prenait du temps n’a pas marché avec moi. Aussi, j’aurais pu dire Q comme Quinn, le nouveau coach des Oilers d’Edmonton qui est de retour dans la Ligue après trois ans d’absence… un retour qui est passé, il faut le dire, assez inaperçu. En tout cas, j’ai encore de la misère à le voir avec une autre équipe que les Maple Leafs.

Publicités

2 Responses to “Le hockey en 2009, de J à Q”


  1. 1 Sonia Vachon janvier 8, 2010 à 16:17

    Kovalchuk va surement recevoir des offres mirobolantes cette été des équipes de la KHL. Si Radulov et Zherdev y jouent, qui sait si Kovalchuk poursuivra en NHL?

    • 2 Julien janvier 8, 2010 à 17:14

      En effet, surtout qu’on a appris hier que ça marchera vraisemblablement pas avec les Thrashers.

      Par contre, je suis sûr que certains clubs de la LNH irait au dessus de 10 M$ pour l’avoir.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s





Le hockey, c’est ma religion. J’en mange. Je lis les journaux, écoute la télé, vais sur des forums… Ici, ce blog, c’est MA place. Pour dire ce que je pense de ce monde du hockey qui, bien qu’exceptionnel, n’est pas parfait, et peut nous donner des raisons de sacrer…


Voici notre logo de partenariat, si jamais vous avez la bonté de nous faire un peu de publicité sur votre propre site...



Entrez votre email pour être averti de ce qui se passe sur RdH (nouvelles, nouveaux articles...) !

Rejoignez 7 autres abonnés

Catégories

Stats RdH

  • 38,961 vues

Pages les plus consultées


%d blogueurs aiment cette page :