Archive pour janvier 2010

L’erreur de Brian Burke

J’ai toujours dit que Brian Burke était l’un des meilleurs directeurs-généraux de la LNH. Après des passages fructueux avec les Canucks de Vancouver et les Ducks d’Anaheim, où il avait fait quelques miracles, le voilà qui se ramenait avec les Leafs en 2009. Dès le début, j’ai cru en ses chances de transformer ce club médiocre en une équipe gagnante en quelques saisons seulement.

C’est donc avec surprise que j’ai lu, cet après-midi, les deux transactions effectuées par Burke.

Toronto reçoit Dion Phaneuf, Keith Aulie, Fredrik Sjostrom 
Calgary reçoit Ian White, Matt Stajan, Niklas Hagman, Jamal Mayers
Toronto reçoit Jean-Sébastien Giguère
Anaheim reçoit Vesa Toskala, Jason Blake.

Analysons rapidement ces échanges : au total, il reçoit un jeune défenseur prometteur mais qui éprouve des difficultés (Phaneuf), un gardien fini ou presque (Giguère), un ailier potable (Sjostrom) et un no-name (Aulie). En retour, il donne deux de ses meilleurs attaquants (Stajan et Blake), son meilleur défenseur pour le présent et le futur (White, qui a plus de points cette saison que Phaneuf), un marqueur qui a déjà vingt buts cette année (Hagman) et un gardien (Toskala, qui n’a pas été moins bon que Giguère dans les dernières années).

Cette transaction avait un but évident : secouer les joueurs des Leafs qui ne font que perdre depuis le début de la saison, malgré les espoirs qui étaient placés en eux au début de l’année. C’est là tout le style de Burke qui ressort dans ces mouvements de personnel. Mais le prix a payer pour vouloir motiver et réveiller ses troupes n’est-il pas un peu cher ? Parce que, si on regarde la formation des Leafs actuellement, on ne voit pas le talent qu’il faut pour aller loin. Devant le filet, ce n’est pas mauvais ; Jonas Gustavsson, « le Monstre », a beaucoup de potentiel, et Giguère, son nouveau collègue de travail, peut s’avérer utile dans un contexte de séries éliminatoires, lui qui a déjà mené son équipe à la finale de la Coupe Stanley. La défensive s’est fragilisé avec la perte de son éléments essentiel, Ian White, qui est remplacé par Phaneuf qui, comme je l’ai dit, éprouve depuis deux saisons de la difficulté après qu’on eut placé en lui des attentes assez élevées. Mais le problème le plus flagrant est l’attaque… qui reste-t-il pour marquer des buts, à part Phil Kessel et Alexei Ponikarovski ? Je ne vois pas.

Comme je le dis souvent, seul le temps nous dira si cet échange était bon. Mais, pour l’instant, je le vois seulement comme une des rares erreurs de Brian Burke, qui a perdu patience avec sa nouvelle équipe. Histoire à suivre… car on ne sait jamais ce que ce dernier peut faire, et d’autres transactions suivront peut-être.

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Le joueur est roi

Sheldon Souray a décidé de jouer à Vancouver pour se rapprocher de sa fille qui vit en Californie.

Sheldon Souray était un nom qui revenait souvent dans les rumeurs d’échange depuis un certain temps. Les médiocres Oilers, qui sont en voie de connaître leur pire saison depuis longtemps, cherchent désespérément des solutions, et c’est en coupant dans les gros contrats comme celui de Souray qu’ils y arriveront. Eh bien, on sait depuis aujourd’hui que ce dernier a remis à son directeur-général une liste d’équipe pour lesquelles il accepterait de jouer.

Quoi? Ai-je bien compris ?

Ces joueurs, déjà hyper-gâtés par les directeurs-généraux qui leur concèdent des méga-contrats excédants les six chiffres, ont en plus le droit de refuser une transaction si elle ne leur plaie pas ?

Remarquez, le concept n’est pas nouveau. Les joueurs ont toujours été séduits par des équipes leur offrant une clause de non-échange (qui, comme son nom l’indique, permet au joueur en question de décider si oui ou non il accepte d’être échangé). C’est normal de vouloir avoir une assurance qu’on restera dans une même ville pour plusieurs années, que ce soit parce qu’on aime la vie sédentaire, ou bien pour la femme et les enfants, ou les deux.

Mais ce métier tant adulé qu’est celui de joueur de hockey comporte des désavantages, et j’estime que celui de ne pas savoir dans quelle ville on travaillera l’année suivante, le mois suivante ou même le jour suivant est un de ces désavantage. Le travail des directeurs-généraux de la LNH est déjà devenu assez ardu avec le récent plafond salarial qui limite les possibilités. S’il faut en plus qu’un joueur ou un autre puisse refuser une transaction et poser, tout simplement, son véto, cela deviendra bientôt presqu’impossible. Les échanges font partie de la game, il faut vivre avec. Les empêcher est un geste anti-sportif.

Les situations de ce genre ne sont pas rares, on n’a qu’à penser à bébé Dany Heatley qui ne voulait pas aller jouer avec, justement, les Oilers cet été, et qui a bien fait chier son d.g. qui a finalement concocté une transation avec les Sharks.

Pour le bien du sport, il faut que les clauses de non-échange soient bannies. Bon, ce n’est pas une priorité, car la Ligue Nationale de Hockey a beaucoup d’autres problèmes à régler en ce moment, mais à long terme, il faudrait commencer à y penser.

Latendresse ou Pouliot ?

Amener Benoit Pouliot a été un des bons coups de Bob Gainey.

Un changement d’air fait souvent du bien à beaucoup de joueurs, surtout à un joueur qui part de Montréal et s’en va incognito dans une autre ville. Après Mike Ribeiro, voici que Guillaume Latendresse semble en voie de connaître un débloquage intéressant avec le Wild du Minnesota. La différence dans le cas actuel, c’est que Bob Gainey a réfléchi un peu plus avant de faire l’échange, et qu’au lieu de se retrouver avec Janne Niinimaa version 2.0, on a maintenant dans l’alignement un jeune plus qu’intéressant en Benoit Pouliot.

Maintenant, la question : de Latendresse ou Pouliot, lequel connaîtra la plus belle carrière ? Au fond, quelle équipe est gagnante dans cette transaction ? La réponse actuellement est simple : seul le temps nous le dira. Mais, étant comme n’importe quel amateur de hockey, j’aime bien faire mes propres prédictions. Et, deux mois après l’échange, mon idée commence à être de plus en plus claire.

Guillaume Latendresse : 26 matchs, 13 buts, 6 passes, 19 points
Benoit Pouliot : 15 matchs, 10 buts, 1 passe, 10 points

Ça, c’est les statistiques des deux joueurs concernés depuis qu’ils ont changé d’équipe. C’est assez similaire si on parle de points par match, mais Pouliot marque plus de buts, ce qui est pour le Canadien un avantage puisque cette équipe a besoin d’un autre marqueur pour supporter Mike Cammalleri. Par contre, Guillaume fait aussi très bien le travail au Minnesota et en donne sûrement plus que ce qu’on attendait initiallement de lui.

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Un excellent représentant de notre nation

Mikael Tam a été chanceux dans son malheur. Il est capable de marcher et de parler, et a eu son congé de l'hôpital après un jour seulement.

Ah, Patrice Cormier… un bel espoir des Devils, un Acadien qui a un grand talent et qui joue un style de hockey intéressant, un joueur des Huskies de Rouyn-Noranda qui permet à cette équipe d’être bonne soir après soir… et un des joueurs les plus salauds de la LHJMQ. Voilà, en gros, la description de celui qui était le capitaine de l’équipe canadienne junior aux Mondiaux du mois passé.

Comme je l’ai dit, Cormier a un grand talent et possède beaucoup d’énergie. Le problème, c’est que cette énergie ressort trop souvent assez mal. Si vous tapez son nom sur YouTube, les premiers vidéos sont toutes des cheap shots de ce joueur, que ce soit le plus récent coup de coude à Mikael Tam, ou d’autres de ses gestes qu’il a faits dans les dernières saisons ou au Championnat mondial. En fait, le seul vidéo qui n’est pas un coup salaud, c’est un de ses combats.

Beaucoup de gens semblent déjà avoir pardonné à Cormier ce coup de coude. Ils disent qu’il ne voulait certainement pas blesser son adversaire et que le coup de coude était un geste impulsif. Je suis d’accord : personne, à part peut-être quelques cons, auraient voulu assommer un autre joueur autant à ce point (Tam a eu un diagnostic entre la commotion et la mort cérébrale et était agité de convulsions sur la patinoire, devant tous les spectateurs inquiets). Mais le coup était quand même sale et il ne faut pas le banaliser, que diable! Cormier a levé le coude très haut, a même fait un mouvement vers le visage de Tam, alors que celui-ci n’avait même pas la rondelle. Ce genre de « geste impulsif » est innacceptable.

Lire la suite ‘Un excellent représentant de notre nation’

Un autre top 10 de TSN.ca

Après ce vidéo que j’ai posté il y a quelques semaines, qui était un top 10 des buts de la décennie fait par TSN, voici un autre décompte très intéressant fait par la même chaîne : les dix évènements marquants du monde du hockey dans les années 2000 à 2009. Quand on compare aux top 10 faits sur RDS… hum, sans commentaire.


http://www.youtube.com/watch?v=oEGEf8d47e4

Voici le décompte tel que vu en images sur le vidéo.

10- Le retour au jeu de Mario Lemieux
9- Les nombreux records battus par Martin Brodeur
8- La lotterie du repêchage 2005
7- Les victoires d’Équipe Canada junior
6- Le coup salaud de Bertuzzi sur Moore
5- Raymond Bourque gagne enfin la Coupe Stanley
4- La Classique Heritage
3- Le Canada gagne l’or aux Olympiques de Salt Lake City
2- Le lock-out de 2004-05
1- La « nouvelle » LNH (celle de Crosby et d’Ovechkin)

Power-rankings à jour!

Avec un peu de retard (hum… une semaine et demie…), voici les power-rankings à jour! Rendez-vous au http://religionduhockey.com/power-rankings pour le lien et les informations!

Et si vous avez remarquez un ralentissement de l’activité ici, c’est que je travaille sur un autre projet que je vous révélerai promptement!

Bonne journée à tous!

Back to the future

Bobby "Superman" Orr : un moment épique de l'histoire du hockey.

J’ai parlé dans mes précédants articles de l’importance grandissante de la Kontinental Hockey League (KHL), et du risque que représente cette ligue russe pour le niveau de jeu de la Ligue Nationale de Hockey. Petit rappel pour ceux qui ne le savent pas : plusieurs joueurs russes et européens qui jouent en Amérique du Nord ont décidé, ou décideront sûrement bientôt, de retourner près de leurs terres natales pour jouer au hockey.

Après réflexion et discussion, je ne sais plus si il faut considérer cette ligue comme un danger. Une LNH constituée de joueurs nord-américains seulement est-elle envisageable ?

Je pense sincèrement que, malgré toutes les défauts qu’on attribue aux Russes de la LNH (« ils jouent pour l’argent », « ils se fouttent de leur équipe », « ils préfèrent la médaille d’or à la Coupe Stanley », etc.), qu’ils soient véritables ou pas, on ne peut pas nier l’importance que prennent ces joueurs dans le hockey contemporain. Leur style de jeu en finesse, en style, en vitesse et en habiletés est aux antipodes du style nord-américain, beaucoup plus robuste. Ils apportent donc une autre dimension, une autre vision, qui permet à la Ligue Nationale d’avoir une grande diversité qui ajoute de l’intérêt. La place des Européens dans l’élite est aussi très grande : cinq des dix meilleurs marqueurs de la LNH viennent de ce continent, incluant deux Russes (Ovechkin et Kovalchuk). Plusieurs équipes comptent sur ces joueurs, et pas seulement pour gagner des matchs, mais aussi pour vendre des billets. Que seraient les Capitals de Washington sans Ovechkin, Backstrom et Semin ?

Lire la suite ‘Back to the future’



Le hockey, c’est ma religion. J’en mange. Je lis les journaux, écoute la télé, vais sur des forums… Ici, ce blog, c’est MA place. Pour dire ce que je pense de ce monde du hockey qui, bien qu’exceptionnel, n’est pas parfait, et peut nous donner des raisons de sacrer…


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