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La ruée vers l’Ouest

Y'a pas juste des acteurs à Hollywood.

Je suis allé voir, à tout hasard, le classement de l’Ouest, et j’ai réalisé deux choses : premièrement, dans nos médias québécois, on néglige totalement de parler de ce qui se passe de ce côté du continent ; et, deuxièmement, que ce classement est assez surprenant.

On a déjà abordé le sujet de l’Avalanche. L’équipe cendrillon de la LNH (et son cerbère Craig Anderson) ont connu un début d’année du tonnerre mais sont retombés un peu de leur nuage en fin novembre. Et puis, alors que tous les espoirs dans leur cas semblaient envollés (« ce n’était qu’une autre équipe éphémère qui jouent sur la hype au début et qui retombe dès que la pression est sur eux » et autres variantes sur ce thème), ils maintiennent maintenant un fiche modeste, mais quand même très bien de 5-3-2 à leurs dix derniers matchs, avec deux victoires de suite en plus. Dans leur cas, rien n’est perdu et tout reste quand même à prouver. Il est par contre clair que cette formation a beaucoup de talent potentiel, et que ce potentiel pourrait se développer beaucoup plus vite que prévu… Dommage que Joe Sakic ne soit plus là! Lire la suite ‘La ruée vers l’Ouest’

Les huées sont-elles acceptables ?

Ce n’est pas un secret : à Montréal, Daniel Brière n’est pas au top de la popularité chez les amateurs de hockey, et avec raison. Malgré une offre supérieure déposée par le Canadien, Brière a signé avec les Flyers cet été. Et il devra « en payer le prix » demain, alors que les fanatiques du CH le hueront probablement au Centre Bell.

Mais ce genre de huées est-elle acceptable ?

Je ne sais pas trop quoi répondre. Dans un sens, cela prouve le fanatisme des partisants montréalais, tout en étant une bonne manière de déconcentrer l’adversaire. Les huées sont une pratique courante partout en Europe sur les terrains de soccer ; ce qu’on voit à Montréal est moins pire.

Mais d’un autre côté, cela manque totalement de classe. Dans un sens, c’était le choix de Brière et de lui seul d’aller à Montréal ou à Philadelphie ; et un joueur québécois n’a pas le « devoir » d’aller jouer à Montréal dès que l’occasion se présente. À Philly, il rejoignait son bon ami Martin Biron dans une formation jeune et axée sur l’offensive, avec un grand potentiel à court terme.

De plus, si on regarde ici même au Canada, on voit que certaines équipes sont pas mal plus civilisées ; on n’a qu’à penser aux partisants des Oilers, qui ont fait pleurer Ryan Smyth en l’ovationnant la semaine dernière, lui qui a quitté Edmonton après avoir passé toute sa carrière là-bas. Je crois qu’à Montréal, le contraire se serait plutôt produit.

Les huées sont justifiées dans certaines situations, évidemment ; si un joueur adverse appliquait un coup salaud à Saku Koivu et qu’il était blessé pour trois mois, je crois que les fans seraient vraiment en droit de huer l’agresseur. Mais dans une situation comme celle de Brière (ou on peut penser à Crosby, qui a été hué sans une très bonne raison pendant la pré-saison à Montréal…), est-ce vraiment nécessaire ?

En plus de montrer le manque de civisme des partisants, cela peut peser dans la décision d’un agent libre au moment de la signature ; Brière a peut-être préféré se faire huer deux fois dans la saison plutôt que de venir jouer dans un aréna où il pourrait se faire huet 41 fois s’il ne livre pas la marchandise.

Tel père, tel fils

stastnyfamille.jpgDeux décennies après les belles années de son père avec les Nordiques de Québec, Paul Stastny semble prêt à prendre le flambeau de la dynastie des Stastny.

Le jeune joueur de l’Avalanche a été nommé joueur de la première semaine de la saison dans la LNH. Cet honneur est mérité au vu de ses statistiques : 4 buts et 4 passes pour un total de 8 points, fiche qui lui permet de détenir le premier rang des pointeurs de la Ligue Nationale. Il a d’abord ouvert sa saison avec un tour du chapeau avant d’être blanchi a son deuxième match puis de rebondir hier soir avec 5 points (1 but et 4 passes).

Après sa saison recrue incroyable l’an dernier, au cours de laquelle il avait récolté 78 points, plusieurs, moi inclus, croyaient qu’il allait revenir à la réalité et avoir une saison inférieure cette année. Stastny semble décidé à prouver le contraire ; il s’est même mérité une place dans mon décompte des potentiels marqueurs de 50 buts.

À 22 ans seulement, Paul est promu à un excellent avenir. On le voit déjà comme le successeur du grand Joe Sakic. C’est ambitieux mais il est évident que Paul peut devenir un centre dominant dans la LNH. Son flair pour le but et sa vision du jeu impressionent déjà les dirigeants de l’Avalanche qui doivent se féliciter de l’avoir repêché en 2e ronde en 2005.

Dans un environnement axé sur l’offensive, qui compte sur des talents comme Andrew Brunette, Milan Hejduk, Joe Sakic, Marek Svatos, Ryan Smyth et autres Wojtek Wolski, le développement du jeune Québécois d’origine russe s’en trouvera à coup sûr accéléré. Et avec un tel alignement, l’Avalanche peut espérer revenir dans les forces du hockey dès cette saison.

Il est impossible de savoir si Stastny atteindra la marque de 1239 points de son père ; tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il est sur la bonne voie.



Le hockey, c’est ma religion. J’en mange. Je lis les journaux, écoute la télé, vais sur des forums… Ici, ce blog, c’est MA place. Pour dire ce que je pense de ce monde du hockey qui, bien qu’exceptionnel, n’est pas parfait, et peut nous donner des raisons de sacrer…


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