C’est un façon de parler, évidemment ; mais depuis deux semaines, les premiers symptomes de cette maladie que le Canadien de Montréal attrape année après année commencent à être visibles. Cette saison, ils arrivent même plus tôt que d’habitude.
C’est pourtant surprenant. Je croyais que notre équipe avait enfin réussi à vaincre ses démons et que cette saison était peut-être finalement la bonne. Pourquoi avais-je cette idée utopique ? En fait, c’est que le Tricolore réussissait enfin à remporter des matchs en les dominant vraiment, pendant 60 minutes, et par des scores inégaux, comme ce fameux 7 à 4 contre les Hurricanes.
On devait trop souvent ces victoires, encore une fois, aux unités spéciales qui étaient presque meilleures sans Sheldon Souray. Roman Hamrlik et Andrei Markov étincellaient, tout comme Mark Streit. Dès que les équipes adverses ont commencé à le comprendre, et ça semble être arrivé plus tôt cette saison, ils ont facilement pu contrer les efforts de l’attaque à cinq du Canadien. Et vu que cette équipe est 29e dans la LNH pour les buts pour à cinq contre cinq, on comprend un peu les déboires récents.
Il y a aussi les deux premiers trios offensifs, en particulier celui de Koivu, Higgins et Ryder/Latendresse, qui est souvent chamboulé par Guy Carbonneau. Cette ligne ne produit pas depuis déjà un bon moment et c’est le trio de Kovalev, Plekanec et Kostistyn qui venaient sauver les meubles ; mais maintenant que ce trio-là non plus marque de moins en moins souvent, rien ne va plus. Et on ne peut pas compter sur des joueurs défensifs ou de soutien pour faire gagner des matchs.
Devant le filet, Carey Price semble lutter de plus en plus pour le poste de #1. Selon moi, les deux gardiens connaissent des moments difficiles et le premier qui saura se sortir de la tempête obtiendra le filet pour un bon moment. Par contre, hier, le Canadien a annoncé que Jaroslav Halak viendrait faire un petit tour dans la Ligue Nationale car Carey Price serait "malade". Vraie maladie ou pas, Halak peut jouer un rôle déterminant. Si on lui offre un départ, et qu’il est exceptionnel, ça pourrait donner un boost aux deux autres.
D’autres changements sont-ils à venir ? Il faut l’espérer. À la défensive, il n’y a pas grand chose à prévoir ; ce n’est qu’aux joueurs actuels que revient la tâche de s’améliorer. À l’attaque par contre, Carbonneau devrait tenter d’avoir des combinaisons plus performantes et plus stables, mais une grosse partie de la tâche revient à Bob Gainey qui devra, soit en regardant vers Hamilton (pourquoi ne pas laisser une chance à Sergei Kostistyn ?) ou vers les autres équipes, devra fouetter ses joueurs.
Ce cancer-là arrive plus tôt, mais le CH a encore le temps de subir un forte thérapie et il n’est pas trop tard pour sauver la saison.