Ce n’est pas un secret : à Montréal, Daniel Brière n’est pas au top de la popularité chez les amateurs de hockey, et avec raison. Malgré une offre supérieure déposée par le Canadien, Brière a signé avec les Flyers cet été. Et il devra "en payer le prix" demain, alors que les fanatiques du CH le hueront probablement au Centre Bell.
Mais ce genre de huées est-elle acceptable ?
Je ne sais pas trop quoi répondre. Dans un sens, cela prouve le fanatisme des partisants montréalais, tout en étant une bonne manière de déconcentrer l’adversaire. Les huées sont une pratique courante partout en Europe sur les terrains de soccer ; ce qu’on voit à Montréal est moins pire.
Mais d’un autre côté, cela manque totalement de classe. Dans un sens, c’était le choix de Brière et de lui seul d’aller à Montréal ou à Philadelphie ; et un joueur québécois n’a pas le "devoir" d’aller jouer à Montréal dès que l’occasion se présente. À Philly, il rejoignait son bon ami Martin Biron dans une formation jeune et axée sur l’offensive, avec un grand potentiel à court terme.
De plus, si on regarde ici même au Canada, on voit que certaines équipes sont pas mal plus civilisées ; on n’a qu’à penser aux partisants des Oilers, qui ont fait pleurer Ryan Smyth en l’ovationnant la semaine dernière, lui qui a quitté Edmonton après avoir passé toute sa carrière là-bas. Je crois qu’à Montréal, le contraire se serait plutôt produit.
Les huées sont justifiées dans certaines situations, évidemment ; si un joueur adverse appliquait un coup salaud à Saku Koivu et qu’il était blessé pour trois mois, je crois que les fans seraient vraiment en droit de huer l’agresseur. Mais dans une situation comme celle de Brière (ou on peut penser à Crosby, qui a été hué sans une très bonne raison pendant la pré-saison à Montréal…), est-ce vraiment nécessaire ?
En plus de montrer le manque de civisme des partisants, cela peut peser dans la décision d’un agent libre au moment de la signature ; Brière a peut-être préféré se faire huer deux fois dans la saison plutôt que de venir jouer dans un aréna où il pourrait se faire huet 41 fois s’il ne livre pas la marchandise.
Mine de rien, José Théodore connaît un pas pire début de saison avec l’Avalanche du Colorado. Le gars est à sa dernière année de contrat et a beaucoup à prouver s’il veut se trouver une équipe l’été prochain.
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